Coaching pédagogique : pour qui et pour quoi ?

Ayant enseigné à l’école primaire durant 12 ans, j’ai eu la chance de vivre de nombreuses expériences humaines et didactiques. J’ai également été amenée à résoudre des problèmes complexes et à me former pour acquérir des outils et des stratégies me permettant de progresser dans mon enseignement et dans les compétences du métier. J’ai aussi, malgré moi, été sensibilisée à l’épuisement professionnel par un vécu direct qui m’a forcée à mieux comprendre cette thématique et à repérer les signaux d’alerte. 

Aujourd’hui, j’ai à cœur de mobiliser ce bagage pour agir tant dans la formation que dans la prévention. Être une personne ressource pour le corps enseignant est une valorisation de mon parcours dont je souhaite faire profiter mes « ex-collègues » pour lesquels j’ai une grande admiration.

Les demandes liées au coaching pédagogique sont souvent liées à la gestion de classe qui occupe une grande part des journées. Mais elles peuvent aussi toucher à la différenciation que l’école inclusive nous amène de plus en plus à (re)penser. La communication école-famille est également un thème central dans le quotidien d’un-e enseignant-e en 2025. En soit, toutes les thématiques qui touchent à l’enseignement, qu’elles soient liées à des compétences personnelles, professionnelles ou des gestes pédagogiques sont légitimes d’être évoquées en coaching.

Le coaching a pour but de répondre à une demande de travail précise et nous travaillons par objectifs qui évoluent au fil des séances. Le but est qu’à la fin du suivi, la personne ait trouvé des pistes, des solutions précises pour pallier ses difficultés et se sentir plus à l’aise et confiante. Ce travail peut être vu comme un soutien et également comme de la formation continue. 

Étant reconnue comme personne ressource au sein du soutien individualisé aux enseignant-e-s fribourgeois-e-s, une prise en charge d’un suivi à Espace Pause par le canton de Fribourg peut être envisagée. 

Écriture thérapeutique ?

Un processus émotionnel sain passe par 4 étapes nécessaires à l’intégrations des ressentis : 

2. Nommer et décrire précisément : une fois que l’émotion a été localisée physiquement, le but est de pouvoir décrire en détails ce qui est ressenti en utilisant la première personne du singulier. « Je me sens triste et très en colère… », « Je ressens de la peur face à… », « Je me sens profondément triste et dépassée par la situation… ». Cette étape nécessite de se pencher sur son ressenti physique, quel message porte-t-il ? Pouvoir détailler le ressenti permet d’en faire le tour, de pouvoir commencer à se familiariser avec celui-ci. 

3. Légitimer, accepter : combien de fois pensons-nous que ce que nous vivons « n’est rien », que « ça passera », qu’il est inutile de se plaindre ou d’en parler car « il y a pire » ? Et pourtant, c’est une étape cruciale pour intégrer le ressenti émotionnel. À commencer par soi : oser accepter ce que l’on ressent car ces émotions nous appartiennent et elles sont bien réelles. Puis, oser se sentir légitime de ressentir ceci : « Oui, j’ai le droit d’avoir une peur bleue face à cette nouvelle situation qui m’attend. », « Je me sens très fâché contre lui et j’en ai bien le droit. », « C’est vrai, je me sens extrêmement triste par cette perte et c’est ok. »

4. Extérioriser : une fois que la personne a pu percevoir les sensations physiques de son ressenti, le nommer en détail, se sentir légitime dans le fait de ressentir ces éléments, il est temps de l’extérioriser afin de s’en distancer. L’extériorisation peut être faite à travers une manifestation physique (pleurer, crier, parler…), un geste (écrire, dessiner, danser…) ou par une action symbolique (se débarrasser d’un objet, planter/enterrer/brûler quelque chose…).

Écrire permet d’extérioriser, de déposer en dehors de soi des mots qui décrivent un sentiment. Ces écrits n’ont pas à être polis, beaux, intelligents. L’essentiel est qu’ils puissent représenter une libération émotionnelle pour l’auteur. L’écriture permet également d’être un témoin intemporel : la personne qui les rédige pourra à tout moment revenir sur ses écrits afin d’analyser le chemin parcouru, les progrès, les défis récurrents. L’écriture devient alors une banque de données très personnelles et précieuses. 

Écrire une lettre fictive, décrire un événement ou une scène difficile, rédiger un journal intime… les exercices d’écriture thérapeutique sont nombreux et variés. Le but est de choisir celui qui permettra au mieux, à un moment donné, de libérer un ressenti. 

L’écriture peut également représenter un support pour garder des traces d’événements qui soutiennent un état d’esprit positif, elle prend alors la forme d’un journal de gratitude.