Résolutions ou injonctions déguisées ?

Ça y est, le calendrier a changé son dernier chiffre et une bonne partie de la population va s’engager dans des « bonnes résolutions ».

La liste proposée par les clubs de sport, les magazines, les journaux, les réseaux sociaux est longue… Cette année, je médite tous les jours – je range ma maison – je fais du sport 3 fois par semaine – j’arrête de fumer – je perds 10 kilos – je m’éloigne des écrans – je stoppe les relations toxiques – je fais 10’000 pas par jour – je recommence le piano – j’arrête le sucre – je n’achète plus de produits transformés – je vais au marché chaque semaine – je consomme uniquement bio et local

En février, une moitié aura déjà grignoté son estime personnelle face à un échec prévisible lié à des objectifs forcés et/ou démesurés. Pourquoi ? Simplement parce que ce ne sont pas forcément des choix profonds et réfléchis, qu’ils sont souvent inatteignables et que les « résolutions de janvier » ont souvent vocation à nous faire entrer dans des petites cases et/ou à entretenir le mythe de la perfection…

Comme si en une nuit, les compteurs étaient remis à zéro, presque par magie, et qu’un « problème de fond » allait pouvoir soudainement être résolu à grand coup de « cette année, je m’y mets ! ». Fondamentalement, nous pouvons choisir de changer des éléments à nos vies à tout moment de l’année, tant que ces modifications répondent à un réel besoin et qu’elles soient adaptées à notre environnement et nos capacités du moment.

Le danger avec les résolutions c’est qu’elles se soldent de deux manières : échec ou réussite. La voie du milieu n’existe pas. On ne peut pas « un peu tenir sa résolution », ou du moins pas dans notre cerveau humain assez binaire.

Si le 1er janvier, ça vous aide de prendre des décisions liées à vos habitudes, de modifier votre routine,… faites-le !

Questionnez-vous seulement si c’est un vrai choix, qui vous fait du bien, qui est réaliste et vous accompagne en douceur. Ou si c’est un de ces « il faut » de fin d’année qui pollue et entrave la liberté individuelle.

Lorsque les résolutions de janvier deviennent des injonctions qui vous amènent vers une discrète autoflagellation

J’aime plutôt parler d’envies. Sans que ce soit une obligation ou un « il faut ». Simplement, qu’est ce que je me souhaite pour les mois à venir, de quoi ai-je envie ?

Envie de plus de mouvement, envie de plus de relations, envie de moins de distractions futiles, envie de nouveaux projets possibles et accessibles, envie de changements de directions réfléchis et atteignables, envie de plus de nature… Et si ces envies ne se concrétisent finalement pas, ce n’est pas un échec. C’est simplement que d’autres choses auront été choisies.

La formation continue, pourquoi ?

« Tu as enchaîné les formations, toi ? »

Oui. Et il y a des raisons essentielles sous ce fonctionnement d’apprendre continuellement. 

Pour moi, formation rime avec évolution.  

Je n’ai jamais arrêté de me former et cette manière de fonctionner a été un puissant levier dans mon développement personnel et professionnel. 

Premièrement, quand on se forme, on intègre des connaissances, des compétences, des mécanismes. Apprendre permet de nourrir son cerveau et lui éviter le mode « stagnation ». Vous verrez rapidement que plus on apprend, plus on en a envie. À l’inverse, les personnes qui n’ont plus suivi de cours depuis 5 ans ont parfois de la peine à s’y remettre. 

Ensuite, la formation est pour moi un moteur pour comprendre. Ses mécanismes et aussi ceux de son entourage. Et comme je mise beaucoup sur la connaissance de soi comme source d’épanouissement, se comprendre me semble essentiel. Tôt ou tard en formation, on est amené à se connecter à soi, à faire des liens entre les connaissances qu’on intègre et comment elles résonnent en nous. 

Troisièmement, j’avoue fuir « ceux qui savent ». J’aime me dire qu’on ne « sait » jamais et que nous sommes des êtres faits pour évoluer continuellement. Étant à présent formatrice d’adultes, je tiens à continuellement renouveler mes connaissances et à régulièrement me retrouver à la place de l’apprenante. J’apprends d’ailleurs aussi beaucoup lors des journées où j’ai le rôle de formatrice. 

Dans un monde en perpétuelle évolution, allons à la rencontre de cette croissance pour en faire une force. Sans ces formations suivies, ma réorientation professionnelle aurait été très compliquée et je me sentirais nettement moins outillée dans ma vie de tous les jours.

Et notre chance en 2025 est que les manières d’apprendre sont vastes : lectures, conférences, ateliers, séminaires, webinaires, groupes de partage de pratique, supervisions, formations interactives,…

Allez vers ce qui vous motive !

« Elles », c’est quoi ?

C’est le titre de mon premier roman, publié le 15 octobre 2025 par les éditions 5 sens. Je l’ai rédigé entre mai 2023 et janvier 2025 et le texte a évolué jusqu’à être aujourd’hui un livre disponible dans toutes les librairies de Suisse. Je n’y croyais pas mais j’avais profondément envie d’essayer. Oser. Me lancer à l’eau et voir ce qui se passerait. J’écris depuis très jeune et après avoir sorti mon autobiographie à compte d’auteur et de manière anonyme en 2023, j’ai encore ressenti cet élan d’écrire pour raconter des histoires et apaiser des cœurs.

Ce qui m’a motivée dans ce projet a été l’envie de mettre des mots sur des thématiques de ma trajectoire personnelle que je continue de rencontrer dans mon activité professionnelle. 

Le deuil, est le premier grand thème qui accompagne mon travail et qui se retrouve dans mon roman. La maternité, un autre chapitre qui a généré bien des questionnements sur mon parcours et que j’accompagne aujourd’hui dans des deuils de maternité impossible ou des relations mère-enfant tendues. J’ai également eu envie de placer le thème de la maltraitance car c’est mon cheval de bataille depuis toujours. Et finalement, j’ai eu envie d’écrire une histoire où la force et la solidarité intergénérationnelle permettent de se relever des épreuves colossales. 

Ma réponse va rester volontairement floue pour garder une certaine distance entre mon histoire et ce roman : certaines parties de ma vie ont inspiré « Elles », et certaines parties du roman sont totalement inventées. 

Mon intention est de pouvoir romancer des thèmes présents dans la vie réelle afin que chaque personne concernée puisse se reconnaître dans l’une ou l’autre partie de cette histoire. Peut-être que la teinte d’espoir que j’ai essayé de faire ressortir dans ce roman pourra apaiser certaines cicatrices des lecteurs et lectrices. 

Parce que j’en suis une et que dans mon univers privé et professionnel, c’est essentiellement cette partie de la population que je côtoie et que j’accompagne. J’avais envie de mettre en lumière ce que la gent féminine pouvait être amenée à vivre et combien la solidarité n’était pas un mythe. Sans être féministe, je suis humaniste et j’estime que chaque être humain mérite des chances et des droits équivalents. Dans notre monde actuel, nous n’y sommes malheureusement pas encore. 

Oui, il est en cours d’écriture depuis deux semaines :-). Je souhaite mettre des mots sur les thématiques du suicide, de la dépression, des troubles alimentaires et de l’affirmation de soi

Je me réjouis de voir où cette aventure littéraire me mènera. La gratitude que je ressens de pouvoir lire que ce roman plaît, motive, réconforte est indescriptible. MERCI !

Vous pouvez passer commande dans les librairies suisses ou sur le site internet de la maison d’éditions : https://catalogue.5senseditions.ch/fr/home/641-elles.html

Article spécial : soutien direct aux profs

J’ai récemment signé une collaboration avec la SPFF, cette organisation dont j’ai brièvement vu passer des informations durant mes 12 années dans les écoles fribourgeoises. J’ai découvert tardivement, une fois ma démission donnée, que j’aurais eu grand intérêt à les lire, ces informations !

La SPFF est la Société Pédagogique Fribourgeoise Francophone. Cette organisation travaille pour les besoins des enseignant.e.s. Elle œuvre pour défendre, soutenir, promouvoir les droits du corps enseignant et valoriser le métier. Comment ? En faisant remonter les besoins du terrain et en se battant, avec diplomatie, pour que ce terrain continue de recevoir ce qui est nécessaire pour que le travail puisse se faire au mieux. La SPFF a comme intention première de développer la solidarité et le sentiment d’appartenance des enseignant.e.s en proposant d’unir les forces et de se réunir plusieurs fois dans l’année pour échanger sur ce travail riche et complexe.

Les enseignant.e.s qui cotisent à la SPFF ont des avantages particuliers : 

-offres, bons de réductions, rabais à différents endroits (soins, magasins, cinéma, etc.)

-une aide directe pour des questions administratives relatives à leur contrat, à leur situation (taux de travail, congé particulier, collaborations, etc.). 

-abonnement à la revue l’Educateur qui met en lumière différents thèmes et pistes à mobiliser dans une classe

-un soutien personnel en cas de situation difficile : il existe une permanence nommée ECO, Écoute-Conseil-Opportunités, que les enseignants peuvent solliciter de manière totalement confidentielle.

En contactant ECO (au 077 268 00 58 ou par mail « eco@spff.ch »), les enseignant.e.s peuvent prendre rendez-vous pour discuter d’une situation pesante. Celle-ci peut concerner un problème personnel ou professionnel, un besoin d’échanger sur des questions qui restent sans réponse et tournent dans la tête. Chaque personne qui cotise à la SPFF peut bénéficier de 3 séances gratuites. Lors de ces séances, qui auront lieu à mon cabinet à Riaz, nous discuterons ensemble de pistes pour avancer dans la situation et retrouver un sentiment de sérénité

En quoi cette aide est différente du soutien individualisé aux enseignant.e.s, proposé par la DFAC (Direction de la Formation et des Affaires Culturelles) ? ECO est simplement un service indépendant, à disposition des enseignant.e.s qui font partie de la SPFF. Les deux mesures d’aide ont la même intention : 

Il vous reste des questions par rapport à la SPFF ou à la mesure de soutien ECO ?

Contactez-moi directement ou écrivez à la présidente Claire Spring à cette adresse : presidence@spff.ch ou allez sur leur site internet : www.spff.ch

Vous reprendrez bien un peu de gratitude ?

Posologie : autant que possible mais au moins 3x/jour.

Eh bien la réponse est assez simple. Il a été scientifiquement prouvé que ressentir de la gratitude modifie la chimie de notre cerveau. En effet, éprouver de la reconnaissance pour ce qu’on a, pour ce qu’on vit de positif permet de libérer trois hormones fondamentales dans la régulation de l’humeur, la réduction du stress et la création de relations positives : la dopamine, la sérotonine et l’ocytocine. Il est donc logique que les personnes qui font preuve de gratitude ressentent plus de joie et de satisfaction globale dans leur vie.

N’empêche, si vous n’êtes pas encore assez convaincu, lisez les effets concrets de la gratitude sur notre système : 

Reconfiguration du cerveau : faire preuve au quotidien de gratitude permet d’entraîner des changements dans le cerveau (merci la neuroplasticité !), en particulier dans la zone destinée à la prise de décision et à la régulation des émotions, le cortex préfrontal. Des exercices de gratitude permettent de renforcer ces voies neuronales, nous permettant de ressentir plus d’émotions agréables et de réguler les émotions désagréables.

Réduction du stress : les personnes qui pratiquent régulièrement la gratitude sont moins focalisées sur les éléments désagréables de leur vie. Ainsi, le niveau de stress assimilé aux obstacles du quotidien est réduit. Le focus est mieux réparti, faisant preuve d’une plus grande ouverture d’esprit. On sait parfaitement ce qui ne va pas dans notre vie, néanmoins, en pratiquant la gratitude, on fait l’effort de regarder aussi ce qui va, car il y a toujours des éléments positifs à relever, même s’ils nous semblent insignifiants. Beaucoup oublient la chance que c’est d’avoir un toit étanche sur la tête et le ventre rassasié plusieurs fois par jour. C’est acquis, et pourtant… En se focalisant chaque jour sur des éléments positifs du présent, on augmente notre capacité à revenir à un état de calme, axé sur aujourd’hui et non sur des angoisses passées ou futures.

Amélioration des relations : remercier un proche pour un agréable moment passé ensemble, faire preuve d’amabilité en croisant une personne inconnue dans un magasin, exprimer sa joie face à une attitude agréable… tant de manières de renforcer les relations et d’augmenter le sentiment d’appartenance. Les personnes qui font preuve de gratitude sont généralement plus empathiques, améliorant ainsi leurs interactions sociales. 

Augmentation de la confiance en soi : apprendre à développer un regard positif sur soi permet d’améliorer notre image de nous-même. Nous sommes brillants pour mentionner nos échecs et nos projets avortés, qu’en est-il de nos réussites ? Aussi petites soient-elles, il est essentiel de les relever, augmentant ainsi notre confiance en nous. Faire preuve de gratitude nous aide à adopter un regard plus large sur nous-même, incluant les éléments positifs de notre personne. 

Il est très facile de vous mettre en marche dès aujourd’hui. Prenez de quoi écrire (une note dans votre téléphone, un petit cahier sur votre table de nuit, un bloc-notes pendu contre le frigo) et chaque jour, prenez un petit temps pour relever au moins trois éléments positifs de votre journée. Il peut s’agir de petites choses toutes simples (une jolie fleur croisée sur le bord de la route, une météo agréable, le sourire du facteur, un merci de la caissière,…) ou des éléments plus importants à vos yeux. Pensez aussi à consigner vos réussites personnelles, à ce même endroit ou dans une rubrique particulière.  Voici quelques amorces pour vous lancer :

Peut-être que certains jours, les petits bonheurs seront nombreux, ne vous censurez pas et allez-y, votre cerveau vous remerciera ! Les jours plus gris, vous devrez peut-être vous forcer un peu à trouver des éléments positifs : accrochez-vous et prenez du recul. Vous trouverez toujours du positif en observant plus globalement votre quotidien. Votre cerveau vous remerciera d’avoir su trouver des petites fleurs dans ce champ de mines.

Vous verrez qu’au fil des jours, les effets se feront sentir, mobilisant une partie de votre regard peut-être devenue floue. Cette partie de vous qui sait voir le beau, reconnaître l’agréable, relever le positif, remercier pour ce qui est là. L’humain est incroyablement résilient, ne l’oublions pas et utilisons cette partie de nous !

La connaissance de soi, pour quoi ?

Selon moi, une donnée clé de l’épanouissement et c’est souvent par-là que démarrent mes accompagnements et mes formations est la connaissance de soi. Si on parle du contexte de deuil, il est utile de partir des deuils que la personne a dû traverser. 

Comment suis-je capable de parler des pertes significatives de ma vie ? Quel regard est-ce que je porte sur ces moments de séparation ? Quelles sont mes représentations du deuil ?

Se connaître est pour moi la principale clé. C’est grâce à elle que nous apprendrons à mieux cerner nos mécanismes de défense, ceux qui reviennent sans arrêt. C’est également elle qui nous permettra de mettre le focus sur tout ce qui fonctionne bien chez nous : nos ressources, nos forces, nos réussites. Être à l’aise avec qui nous sommes me semble représenter la porte d’entrée à pousser pour être au courant d’avec qui nous aurons passé absolument toutes les secondes de notre vie. Nous ne serons pas obligés de tout apprécier, mais faire notre propre connaissance nous révélera certainement des aspects de notre personnalité qui nous rendront fiers et heureux

La plupart du temps, nous cuisinons des recettes connues, nous jouons avec des jeux de société dont nous maîtrisons les règles, nous faisons nos courses dans des endroits familiers. 

Pourquoi ? 

L’humain a tendance à aller vers ce qu’il connaît, par facilité, parce que la seule volonté fondamentale de notre cerveau est de nous garder en vie. Donc par économie d’énergie, il nous dirige naturellement vers le connu, c’est sécurisant. Qu’en est-il de nous-même ?

Nous sommes notre principal outil et c’est selon moi pour cette raison que la connaissance de soi est essentielle.

Comment est coloré notre quotidien si nous ignorons ce dont on a besoin, peur, envie ? Le risque est de continuellement et inconsciemment nous délaisser pour aller vers les autres. Ces autres que nous prenons tant de temps à connaître, à choyer et à apprécier. Sans nous connaître nous, il sera difficile de savoir comment nous soutenir, nous aider, nous conduire vers ce qui est important pour nous.

Lorsque je perçois que la pire compagnie d’une personne est la sienne, je cherche à l’amener à aller à sa propre rencontre car je suis certaine qu’elle créera ainsi son propre socle. J’aime voir la lumière dans ses yeux lorsque je lui demande comment serait sa vie si elle consacrait son temps de manière équitable entre elle et les autres. Qu’elle se donnait autant d’affection à elle qu’aux autres. Qu’elle se soutenait aussi bien qu’elle sait soutenir ses proches. Pour cela, il est essentiel de se connaître car jamais nous n’aurons envie de nous occuper soigneusement d’une personne totalement étrangère à nous.

Faire connaissance avec soi c’est prendre le temps de découvrir de quoi nous avons profondément peur, envie et besoin. C’est pour moi dans la connaissance de soi qu’est l’essentiel de ce mot fourre-tout : le développement personnel. 

Si je ne devais proposer qu’une seule chose de ce fourre-tout, ce serait d’investir dans la connaissance de votre propre univers, de vos blessures, de vos envies profondes. À terme, le but serait d’éprouver du plaisir à passer du temps avec vous-même et de ne plus craindre ce qui risquerait de vous sauter au visage si vous regardiez d’un peu trop près par quels chemins vous avez dû passer. 

Qu’est-ce qu’un café-deuil ?

Il s’agit d’une rencontre spontanée et libre entre des personnes qui, à priori, ne se connaissent pas.

Le but est de permettre à des personnes touchées par la thématique du deuil de se rencontrer afin de partager leurs vécus, leurs questions, leurs réflexions. La rencontre a volontairement lieu dans un endroit public afin de normaliser cette thématique dans la vie quotidienne. La seconde intention est de « dédramatiser » ce thème dont les gens ont parfois peur de parler. Ici, oui, on ose parler du deuil même si d’autres personnes sont présentes dans la salle pour parler de leurs propres quotidiens ou lire leur journal.

Le deuil fait partie intégrante de la vie et l’idée est d’éviter de se cacher pour en parler. La troisième intention est d’inciter les personnes en souffrance à sortir de chez elles avec l’assurance qu’elles pourront venir comme elles sont, sans attente ni pression du groupe, retrouver d’autres humains qui, peut-être, souffrent aussi. Un réseau de solidarité peut se tisser lors de ces moments empreints de chaleur humaine.

La rencontre ne suppose pas d’inscription et cela laisse la porte ouverte jusqu’au bout : venez avec plaisir si vous sentez que c’est ce dont vous avez besoin à ce moment-là. Et sinon, pas d’inquiétude, faites ce qui vous fait le plus de bien. Parfois, les personnes endeuillées changent d’état émotionnel très vite et il est difficile de prévoir et de respecter un programme. Le but est de soulager les endeuillés de cette charge :

La rencontre est gratuite car l’essentiel du travail se fait par les participants. Une personne (moi), organise et anime la rencontre en posant le cadre et en proposant des relances si besoin. La force de ces rencontres se trouve dans les échanges, dans les discussions, dans le fait qu’autour d’une même table se retrouvent des personnes potentiellement en souffrance qui ont l’envie de déposer leurs maux. 

Parfois, l’entourage est saturé lorsque le processus de deuil se prolonge. Dans un monde où tout doit aller très vite, on ne se sent pas toujours légitime de parler, encore une fois, de cette chose si précieuse que l’on a perdu (une personne, un animal, un travail, etc. ) et qui nous manque tant, parfois encore des années après.

Alors si vous vous sentez concerné par un tel événement, venez comme vous êtes. Commandez une boisson et installez-vous pour discuter ou juste pour écouter les échanges. 

Qu’est-ce qu’un deuil ?

Quand on entend le mot « deuil », on a tendance à l’associer directement au mot « mort ». Si on interroge Google, sa définition est la suivante : Douleur, affliction que l’on éprouve de la mort de quelqu’un.

Selon moi et pour bon nombre de personnes travaillant dans ce domaine, il s’agit d’une association incomplète

Lorsqu’une personne apprend le décès d’un être cher, elle entre dans une phase de vie où elle sera inconsolable pour un certain temps. La perte va déclencher toute une série d’émotions, de ressentis, de moments extrêmement difficiles à vivre. Un processus de cicatrisation psychique va s’enclencher et même s’il y a des tendances sur un chemin de deuil, chaque individu le vivra à sa manière. Dans ces tendances, nous pouvons repérer des émotions vives ou anesthésiées, un état émotionnel fragile, une plus grande vulnérabilité au niveau de la santé physique, une perte de repères temporels et spatiaux. Mais nous ne sommes plus arrêtés au processus de deuil théorique et linéaire qui passe par 5 étapes distinctes dans un laps de temps de 3 ans.

Les circonstances de la perte, l’état de la personne qui a perdu quelque chose de significatif influencent ce chemin vers la guérison. Dans le contexte de la mort, les morts naturelles ont généralement un impact différent que les morts brutales sur les survivants. Quant à la question de la temporalité, l’essentiel n’est pas le temps qui passe mais ce que la personne fait pendant que le temps passe.

Quelle énergie place-t-elle dans sa guérison ? Quelle conscience a-t-elle de ce qu’elle traverse ? Quelles sont ses ressources personnelles et externes ?

Cependant, ce processus de cicatrisation sera similaire si la perte concerne une relation, un emploi, une partie de sa santé, un domicile, un rêve, un animal… Les types de deuils sont nombreux. L’intensité peut toutefois varier selon le degré d’attachement à ce qui a été perdu. Ainsi, un enfant qui a perdu son hamster pourrait se montrer plus affecté qu’un adulte qui enterre un parent. 

Voici quelques exemples de deuils qui sont souvent vécus et parfois peu légitimes comme tels : la fin d’une relation amicale ou familiale, la fin d’un emploi de travail, un déménagement, une rupture amoureuse, un divorce qui entraîne la fin du schéma familial connu, le deuil du corps d’avant suite à une agression ou une maladie, la perte d’un animal, un projet échoué, un rêve qui n’aboutira pas.

Pour résumer et c’est ainsi que je travaille, le deuil concerne le processus de séparation d’avec quelque chose ou de quelqu’un qui a compté pour la personne qui se retrouve endeuillée.

Comment se passe une médiation ?

La médiation a pour but de restaurer, soigner, concilier, réconcilier la relation entre deux personnes. Le médiateur représente une tierce personne, neutre et externe, au service d’autres individus en cas de tension ou de conflit. On dit que le médiateur est garant du processus et non du résultat. Il n’a pas de baguette magique, ni de super pouvoirs. Il est présent pour aider les personnes à formuler leurs besoins, leurs ressentis, leurs attentes dans cette relation tendue.

En médiation, le but est que chaque personne concernée par une tension ou un conflit puisse venir dans un premier temps déposer ce qu’elle ressent, sa vision de la situation, ses questionnements dans des séances individuelles. C’est également à ce moment-là que les attentes de chacun peuvent être détaillées, sans censure. Le médiateur est responsable de connaître la situation précisément afin de pouvoir guider les participants vers ce qui est important pour eux. Il a le devoir de se déplacer dans le prisme de la situation afin de la regarder avec les lunettes de la personne qu’il a en face. La reformulation est essentielle et les émotions ont leur place. À aucun moment le médiateur ne prend partie ou ne donne son avis. Il agit en écho, en miroir. 

La question de la rencontre entre les participants est abordée, préparée minutieusement afin qu’il y ait un minimum d’effet de surprise et un maximum d’anticipation. Qu’est-ce qui va être dit ? Dans quelles conditions ? Quelles sont les limites et les besoins de chacun ? Le médiateur est garant du cadre : lorsque les personnes vont se rencontrer, elles doivent pouvoir se sentir dans un maximum de clarté et de sécurité

Lorsque tous les participants se sentent prêts, la rencontre a lieu. Une, deux, trois… le nombre de séances est décidé par les personnes en processus. Durant la séance, un temps de parole est prévu pour chacun afin de déposer et clarifier les besoins, échanger sur les possibles, trouver des accords sur lesquels les participants peuvent se rejoindre. Le médiateur est garant du respect de chacun et du respect du processus. Il intervient s’il y a un débordement ou si un participant n’est plus à l’aise dans la rencontre. Autrement, il se tient au second plan et écoute attentivement les échanges. Au besoin, il propose des relances. Il guide les participants pour trouver un terrain d’entente, aussi petit soit-il.

« On est d’accord de se saluer quand on se voit le matin à la machine à café et dans l’ascenseur mais on ne souhaite pas d’autres échanges. »  Cela pourrait être un terrain d’entente entre deux collègues en conflit.

Le but est d’accompagner les participants à trouver le plus petit dénominateur commun, le plus petit élément sur lequel ils pourront se mettre d’accord. Puis, de les laisser tester si cet accord est concluant ou non. Au fur et à mesure des séances, les accords peuvent évoluer en fonction de la situation et des besoins des parties. L’objectif final est de baisser le niveau de tension afin que chaque personne puisse se sentir plus à l’aise, moins stressée par la relation et les situations qu’elle génère.

Parfois, les rencontres individuelles mettent en lumière une impossibilité à se rencontrer, à se trouver dans la même pièce. Une personne est prête et demandeuse mais l’autre s’en sent incapable. Cela représente trop de risques, trop de tension, trop de peur. C’est une réalité à accepter : tous les liens ne peuvent se restaurer. Les séances individuelles ont toutefois la puissance de pouvoir mettre des mots sur cette impossibilité et ainsi répondre à ce point d’interrogation :

La créativité est alors au service de la médiation : comment, malgré l’impossibilité de se rencontrer, accompagner dans la passation d’un message ? Comment aider à tisser quelques mailles autour du lien défait en respectant le besoin de distance ? Est-ce que quelques pas peuvent tout de même se faire dans la direction de l’autre ?

Coaching pédagogique : pour qui et pour quoi ?

Ayant enseigné à l’école primaire durant 12 ans, j’ai eu la chance de vivre de nombreuses expériences humaines et didactiques. J’ai également été amenée à résoudre des problèmes complexes et à me former pour acquérir des outils et des stratégies me permettant de progresser dans mon enseignement et dans les compétences du métier. J’ai aussi, malgré moi, été sensibilisée à l’épuisement professionnel par un vécu direct qui m’a forcée à mieux comprendre cette thématique et à repérer les signaux d’alerte. 

Aujourd’hui, j’ai à cœur de mobiliser ce bagage pour agir tant dans la formation que dans la prévention. Être une personne ressource pour le corps enseignant est une valorisation de mon parcours dont je souhaite faire profiter mes « ex-collègues » pour lesquels j’ai une grande admiration.

Les demandes liées au coaching pédagogique sont souvent liées à la gestion de classe qui occupe une grande part des journées. Mais elles peuvent aussi toucher à la différenciation que l’école inclusive nous amène de plus en plus à (re)penser. La communication école-famille est également un thème central dans le quotidien d’un-e enseignant-e en 2025. En soit, toutes les thématiques qui touchent à l’enseignement, qu’elles soient liées à des compétences personnelles, professionnelles ou des gestes pédagogiques sont légitimes d’être évoquées en coaching.

Le coaching a pour but de répondre à une demande de travail précise et nous travaillons par objectifs qui évoluent au fil des séances. Le but est qu’à la fin du suivi, la personne ait trouvé des pistes, des solutions précises pour pallier ses difficultés et se sentir plus à l’aise et confiante. Ce travail peut être vu comme un soutien et également comme de la formation continue. 

Étant reconnue comme personne ressource au sein du soutien individualisé aux enseignant-e-s fribourgeois-e-s, une prise en charge d’un suivi à Espace Pause par le canton de Fribourg peut être envisagée.