Pourquoi la médiation comme métier ?

 Pour moi, c’est consacrer du temps à des thèmes universels qui concernent absolument chaque vie humaine : les relations, les émotions, la communication, les tensions entre humains. 

La médiation parce que je crois dans ce processus lorsqu’il est choisi par toutes les parties. Ce n’est pas de l’aide contrainte mais un choix : chaque personne prend la responsabilité individuelle de s’occuper d’une tension qui la préoccupe. 

Parce que le dialogue constructif peut réellement dénouer des tensions, j’en suis régulièrement témoin. Prendre du temps pour discuter autrement que dans son salon ou entre deux portes.

Pour offrir un espace où comprendre ses besoins et ceux de l’autre. D’abord se pencher sur ce qui active la personne, viser l’introspection plutôt que la projection sur l’autre.

Parce que l’énergie dépensée à vivre avec un conflit est énorme et destructrice.

Parce que traverser un conflit peut renforcer la relation et sa confiance en soi. Si la relation survit à l’orage, probablement que le lien sera plus fort après. Même si la traversée est pénible, elle en vaut la peine et j’y crois. 

Parce que parler de relations, c’est toucher à la relation qu’on a avec soi-même et que ce thème est aussi puissant que passionnant ! De quoi ai-je fondamentalement besoin dans ce lien ? Qu’est-ce qui me manque ? Qu’est-ce qui met met dans un tel état ? Quelles valeurs sont touchées en moi ? Encore une fois, prendre la responsabilité de sa part dans la tension, en commençant par se demander comment on est avec soi-même.

PS : est-ce que la médiation est toujours possible ? Non, et je travaille avec cette réalité. Lorsque les deux parties ne peuvent ou ne veulent pas collaborer pour leur relation, alors je travaille en individuel sur « Comment vivre avec cette donnée relationnelle ? ». Comment continuer sans avoir pu dénouer le noeud ? Comment se positionner face à ce conflit froid ? C’est un autre angle de travail qui me passionne tout autant.